French (Fr)English (United Kingdom)
Tourist Test - Concurrence et régulation des moyens de paiement
Lundi, 12 Décembre 2011 18:58

I – La mal-aimée des commissions carte bancaire :

Il est heureux qu’il soit encore permis de mettre en doute le bienfondé de la fameuse commission d’interchange (CIP pour les initiés) sans apparaître aux yeux de la profession bancaire comme l’ingrat de service, refusant de reconnaître par là, le rôle indispensable et bienfaisant que celle-ci a joué et continue de jouer, dans le succès et la stabilité du système de paiement carte bancaire depuis sa fondation.

Littéralement des décennies que le débat (disons plutôt l’affrontement) se poursuit entre le Commerce et la Banque sur une CIP juste et équilibrée. Tentons d’y voir un peu plus clair sur les dernières préconisations en la matière.

II – Le Tourist Test :

Le « Tourist Test » (TT) est ...

... une très intéressante initiative ayant pour objectif de tenter de définir le seuil CIP d’acceptabilité d’une transaction carte entre un commerçant et un client inconnus l’un pour l’autre (critère de non-perturbation du système) quant à un arbitrage de paiement « carte versus espèces » (c.f Rochet-Tirole Toulouse 2006).
Cette réflexion va dans le bon sens car, pour la première fois, cette démarche prend la mesure de la récursivité multi dimensionnelle du problème posé par le casse-tête issu de la bonne et ô combien justifiée « commission commerçant » ; étant entendu par là, la valeur de la commission idéale qui fera tourner la machine Commerce à plein régime, respectera les grands mécanismes de la libre concurrence et qui, accessoirement, satisfera peu ou prou le plus grand nombre possible d’agents économiques impliqués dans le processus global.

Intéressante encore cette approche, car pour la première fois également (à ma connaissance du moins), le problème essentiel commence d’être posé : l’importance cruciale de la gestion dite des externalités.
De la prise de conscience de cette réalité découle la probable non clôture du phénomène. Ainsi, c’est déjà là une amorce de solution par la recherche d’un point fixe qui pointe autour du TT (même si celle-ci reste primaire car issue d’une problématique à visée unidimensionnelle et clairement axée sur les moyens de paiement et ce, dans un processus global qui la dépasse de beaucoup).

Le mérite de la réflexion TT est que l’on ébauche ainsi une solution visant à permettre de déterminer la CIP dite juste et stable, du moins au sens de ce qu’elle devra tendre à rendre matériellement indifférent, tant le commerçant que le client, à l’alternative de payer en carte ou en espèces, si possible enrichie par la maximisation d’un bien-être social en quelque-sorte partagé. C’est un bon début.
Certains prédicats de départ sont cependant discutables, ainsi du regroupement quasi axiomatique par les auteurs des notions de paiement chèque et cash (peut-être parce que contrairement à la carte ceux-ci constituent tous deux monnaie au plan juridique ?), quand on sait toutes les externalités différentes voire divergentes que ces deux formes de paiement peuvent entraîner dans la pratique …
Mais cette approche générale des auteurs visant à rechercher la neutralité, l’équilibre et donc la convergence à partir d’un raisonnement retail-centric est un excellent premier pas, du moins en ce qui concerne la dynamique de réflexion.

Une remarque très pertinente (venant de J. Tirole) pointe notamment du doigt une des incomplétudes du concept au plan de la discontinuité qui pourrait être alors introduite, et ainsi générer des oscillations intempestives du système (par nature figé dès lors que la loi interviendrait), si l’on ne prenait en compte une importante notion (de nature externe car de l’ordre d’une psychologie de marché) : l’attractivité (i.e attirer le client dans le magasin).
Ce même auteur remarque ainsi, par exemple, les perturbations majeures qui pourraient être induites par la notion de vente perdue (concept de l’ordre d’une appréciation de la transaction). Cette notion est – entre autre – étroitement corrélée aux différents moyens de paiement acceptés et/ou employés, ceux-ci étant évidemment susceptibles de résulter d’une fixité réglementaire inadéquate ou mal placée qui pourrait elle-même être issue d’une mise en œuvre du Tourist Test disons, un peu trop … monolithique.

Et ce n’est pas certainement pas le seul saut de discontinuité qui serait susceptible d’être introduit par une rigidité imposée par l’intervention d’une quelconque autorité de tutelle un peu trop zélée et qui aurait, de surcroît, mal interprété les interrogations des auteurs !

III – Le phénomène de non clôture :

Tentons tout de même d’inventorier un peu !

Le Terrain de jeux du Commerce dont on parle est de toute évidence à multiples composantes : le client et le commerçant naturellement mais aussi, le banquier du client, le banquier du commerçant, le réseau bancaire national, le réseau international, les grands émetteurs internationaux autonomes de cartes, des pays de tailles et d’économies très diverses, leurs larges panels d’habitudes au regard de l’emploi des différents moyens de paiement, les législations propres à ces pays, les monnaies en jeux, les méthodologies et la répartition des masses monétaires (cash, crédit, épargne donc principalement les agrégats M1 et M2), les réglementations européennes, les différents acteurs technologiques intervenant dans les moyens de paiements physiques et ceux prenant ou occupant une position dominante dans toute la mouvance de commerce dématérialisé (côté serveur et côté client … ça fait du monde !), des tiers de confiance, les autres types de marchandisations virtuelles : via monnaie virtuelles, instruments de cash-back, coupons ou autres outils de promotions foisonnants, les instruments de crédits commerçants, les différents lobbys défendant chacun de acteurs de premier niveau (c'est-à-dire en lien économique direct avec la transaction bien ou service contre monnaie) etc. etc.
Tout cela concourt directement au système « Commerce » et constitue les états de ce que nous appellerons le Marché et, plus important encore, tout cela refait, redéfinit et replonge en permanence dans ledit marché.
Nous disons bien que c’est tout cela, absolument tout cela, et pas seulement cela, qui intervient dans la recherche du processus d’équilibre général du phénomène et donc, par voie de conséquence, dans l’équilibre juste des moyens de paiement définis en tant que medium primo-opérant de ce marché. Cela fait quand même beaucoup de choses !

Cette liste de premier rang n’est évidemment pas exhaustive, elle est soumise à une entropie constante, elle s’accroîtra et se modèlera sans cesse, se complexifiera sans nul doute, et rien que de voir le Netminator Google faire aujourd’hui irruption dans la partie avec son Google Wallet NFC (paiement sans contact via mobile), on peut bien se douter que l’on a là, un vrai paradigme de ce qu’en mathématiques on appelle la mise en évidence d’une non clôture du phénomène à étudier.

Revenant au Tourist Test après ce bref inventaire, nous pouvons mieux en comprendre le défaut essentiel qui est de ne pas pouvoir prendre en considération la non-objectivabilité de certains items essentiels et pire de l’incompatibilité mutuelle des processus qui les gouvernent.
Et donc, que Bruxelles s’avise de fixer une procédure ayant pour objet de figer unilatéralement et trop durablement une sorte de taux à priori juste émanant de ce concept du Tourist Test et que risquerait-t-il par exemple d’advenir ?
Dans le cas particulier de la France, un tel taux sera par exemple et à l’évidence incapable d’embrasser la diversité allant du grand spécialiste au discounter en ligne, du petit vendeur de livres et de journaux au grand distributeur, cela risque de provoquer des abandons, des arbitrages, des prises de positions dangereuses au sens de ce que tous ces agents économiques obéissant au sacro-saint « struggle for life » se défendront avant que d’étouffer mortellement.
Ils donneront ainsi à des pans entiers du système de paiement des positions en quelque-sorte « indues » (au sens de ce qu’elles-mêmes amplifieront un chaos latent et ne l’amortiront pas comme ce serait le rôle d’un système efficace ayant trouvé le vrai point fixe, et sachant le laisser évoluer de lui-même au gré des progrès et des évolutions socio-économiques).
Quid par exemple d’arbitrages rageurs et vengeurs entre le physique et le e-commerce (je suis frustré de ce que m’a répondu le commerçant … je vais acheter sur Internet … et aussi sur Web mobile … via Paypal et tout va bien … ou bien un nouveau système et je suis pishé, je me fais arnaquer, la fraude remonte … et ma femme me dit de payer par chèque la prochaine fois !).
Et qui nous dit qu’avec la nouvelle génération, la carte de plastique dominera encore longtemps le paiement en magasin physique et donc qu’une CIP au curseur réglementairement rigidifié ne fera pas exploser le système ou au contraire ne le préservera pas trop longtemps au regard de sa vraie légitimité de marché ?

Et puis n’oublions pas une chose que nulle analyse prétendant à l’exhaustivité ne sera jamais capable d’objectiver et que seul une prise en compte intrinsèque et sans cesse replongeante sera en mesure de prendre en compte : Quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse techniquement et analytiquement, c’est quand même le client qui décide, et allez savoir ce que celui-ci a vraiment en tête à l’instant t de son achat !

Bon, mais de quoi dispose-t-on au juste comme alternative à l’énonciation au niveau européen d’une règle de type TT, supposée amont et efficiente pour tous ?

IV – L’attitude des commerçants :

Bien souvent – trop souvent – on caricature un commerçant prônant la liberté la plus débridée et dont les requêtes de fond se résument à vouloir faire payer au client la transaction à son coût réel : un sacro-saint principe nous dit-on.
En clair l’utilisation d’une carte « chère » pour le commerçant équivaudrait à un bien plus onéreux pour le client.
A l’opposé, un habitué entre dans le magasin, pas de risque, je le connais bien, je veux pouvoir m’affranchir de la composante sécurité de la CIP … Transparence des coûts demandée SVP messieurs les banquiers !
Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.
Comme tout un chacun (les banques en premier) je souhaite mutualiser les risques quand ça m’arrange et privatiser les profits quand ça me plait …

Bien entendu une telle attitude fait fi du principe aussi prégnant que nécessaire de la recherche d’une universalité de fonctionnement et de règles s’appliquant à tous dès lors qu’un important mécanisme influence la vie de chacun, et c’est évidemment le cas ici car il s’agit, ni plus ni moins, du Commerce en général.

C’est aussi faire peu de cas de la confiance en une possibilité de voir se concilier intérêts et progrès dans des enjeux de société majeurs.
Ca n’est tout simplement pas jouable dans un système économique, politique et technologique arrivé à notre degré d’évolution, d’échanges et pour tout dire de complexité.
Le Commerce ne peut évidemment limiter ses propositions à cela sans se ridiculiser.

V – La potentialité théorique :

Et la solution maintenant, quelle pourrait-elle être ?

On l’a bien vu, la difficulté vient du fait que personne semble-t-il n’a encore réellement pris la mesure concrète de ce que dans cette histoire, les objets ne sont pas simplement posés sur la table en face du sujet mais que le sujet, quel qu’il soit, et en premier lieu évidemment le couple client-commerçant, est avec certitude … lui aussi sur la table !

Et même que certains des acteurs y sont indécrottablement installés en plein milieu (de la table), n’est-ce pas messieurs du GIE !

Il faut donc, selon moi, tenter d’élaborer une théorie prédictive métacontextuelle du problème, même si c’est osé.
Ce qui doit nous intéresser ce n’est pas la collection de faits observés mais la façon dont l’acteur PREMIER : ici le couple de praticien : « client-commerçant », va au phénomène : la vente ; et au de là de tout le reste le crée (ce phénomène).

Or, on l’a dit, on ne peut inférer le métacontextuel à partir de l’ensemble des données posées sur la table sans remélanger sans arrêt le puzzle et son bon millier de pièces, voire sans en créer de nouvelles …

Que faire donc ? Je ne sais pas exactement bien entendu !
Par contre, ce que l’on sait, c’est que comme dans toute démarche initiale régissant des phénomènes complexes, on doit chercher avant tout à identifier ce qu’il faut éviter.
Et pour cela, on ne peut pas faire l’économie de la réflexion et de l’audace afin de tout d’abord tâcher de bien saisir le phénomène dans sa globalité.

VI – Le Commerce, la principale raison d’être d’un moyen de paiement :

Prenons tout d’abord comme donnée que nous appelons le praticien, l’agent du marché, à savoir le couple (client, commerçant), le marché étant quant à lui la Place, la Halle des biens et des services commercés.
On l’a vu précédemment, ce qui compte, ce n’est pas la collection des faits observés comme tout le monde tente invariablement d’en faire l’inventaire … et moi le premier plus haut dans cette analyse !
Ce qui compte donc, ce qui est phénoménal au sens littéral du terme (qui constitue le phénomène), c’est la façon dont l’agent, le couple (client, commerçant) - nous l’appellerons désormais l’agent double ;-) va au marché, en tant que phénomène observable et par conséquent le crée et le recrée en permanence.

Dans cela, bien entendu, le moyen de paiement est essentiel, premier et central.
C’est lui qui matérialise la création réelle de l’échange (au niveau juridique comme au plan physique le plus souvent).
Le marché, le Commerce lui-même, peut ainsi se définir ensuite comme un véritable  processus de changement de contextes variés et nombreux, incompatibles et contradictoires.

Il faut avoir la sagesse de ne pas chercher à décrire une situation prédictive de l’évolution de ce marché. Il n’y a pas à prédire ce marché ; il y a simplement à le faire et à s’y plonger !
Et le moyen de paiement en est l’instrument absolument central.
L’agent-double en est le praticien (de ce marché), l’unique praticien opérant. Les autres acteurs, et le reste encore, figurent des états du monde.

Ensuite les possibilités englobées par le système pris dans toute sa complexité sont, si ce n’est infinies, du moins trop nombreuses pour être déduites d’un quelconque paramétrage émanant de je ne sais quel démiurgie règlementaire.

Pour synthétiser ce point important, il convient dès lors de penser l’échange entre l’agent-double comme étant premier, partir de là et rien que de là.

Revenons à la convergence tant recherchée pour que tout ce beau monde sorte de la machine satisfait ;-) .... Le problème de tout point fixe – et au-delà de toute récurrence sur des fonctionnelles (applications de fonctions) nombreuses et le cas échéant discontinues comme c’est bien évidemment le cas ici – vient de ce que la convergence n’est naturellement pas assurée.

En clair le système peut très bien ne jamais trouver d’équilibre !

Il faut donc, de façon terre à terre et pragmatique, fixer quelques règles aux points centraux du dispositif (que l’on appellera noyaux), les valeurs de ces noyaux fixées à priori devant se situer au voisinage d’un supposé point de convergence local, ceux-ci permettant à l’oscillation du système pris dans son ensemble de ne pas partir dans les limbes ou au contraire diverger vers un espace intersidéral.
Soyons franc, moins on définit de noyaux (surtout au début) mieux c’est.

Ainsi une CIP de type Tourist Test située non loin d’une vérité estimée, et posée sur la table en tant que paramètre fonctionnel qui serait jugé central au système serait, non seulement intéressante en tant que constitutif d’un des noyaux importants du processus, mais probablement même nécessaire (sous cette forme ou sous une autre variante peut être) sous réserve que l’on prévoirait son ajustement disons … assez souvent (sinon gare à la divergence !).

VII – Un parallèle intéressant :

Les marchés financiers des produits dérivés, et par incidence, l’ensemble des marchés cotés d’ailleurs, fonctionnent eux aussi, depuis la révolution de Black-Scholes, dans un contexte tellement complexe et varié qu’il en est immaitrisable : pour sûr au plan strictement analytique mais également au plan probabiliste classique !
Pourtant, techniquement si ce n’est socialement, les dérivés sur actions (ou autres sous-jacents d’ailleurs : monnaies, matières premières etc.) ont trouvé leur méthodologie de détermination de point fixe indépendante du champ, par définition infini, de l’économie et des collections d’états du monde que constituent les agents technologiques, politiques ou sociaux.

Fukushima pouvant être localement notablement moins perturbateur pour les marchés que les péripéties de Liliane Bettencourt, vous comprendrez que la prise de conscience de la relativité purement ontologique quant à l’efficience analytique humaine directe devrait y être de rigueur … (mais je vous rassure, ça n’est pas le cas !).

Et tout cela fonctionne par la magie du phénomène dit de « réplication dynamique » qui a permis aux marchés dérivés de sortir de l’infini des possibilités à traiter et de dépasser le ghetto de simples espérances mathématiques, pour ne plus dépendre que de deux variables : la valeur des actions (ou des autres sous-jacents) et le temps !

Réplication dynamique signifie en l’espèce, qu’il s’agit pour rendre le prix des dérivés (les options d’achat ou de vente d’un sous-jacent à un prix donné) concrètement prédictible, de pouvoir acheter et vendre ce sous-jacent au réel, parallèlement et continûment.

En clair et en simplifiant à l’extrême pour mieux comprendre, si je veux être certain de la valeur de mon option d’achat sur l’action Michelin à 6 mois je peux le faire en fonction directe de la valeur de cette action si je sais acheter ou vendre parallèlement des actions de Michelin sur le marché (voire de fabricants de pneus en général mais c’est déjà là une autre histoire…). Je n’ai pas à me préoccuper des différents états de la planète, de la situation de la Grèce, de la réélection des Sarkozy ou du réarmement en mer de Chine.

N’y a-t-il pas là quelque parallèle conceptuel, même grossier, même approximatif, à établir ?

VIII – Une hypothèse :

Ne peut-on pas conjecturer que là, sur le marché financier, place où l’on peut prévoir de manière certaine une valeur de produit dérivé en achetant et vendant parallèlement des actions sous-jacentes à ces dérivés, on puisse observer une certaine analogie avec le problème qui est le nôtre ?

Et si le phénomène était en ce qui nous concerne (le Commerce) rigoureusement inversé ?

Et si, pour rendre prévisible et convergent le phénomène de l’efficience du phénomène Commerce au sein d’une formalisation mathématique trop complexe (en pratique la plus petite solution d’un système d’équations fonctionnelles avec un très – trop – grand nombre de lignes derrière l’accolade !), on se servait justement, comme instrument de réplication et comme variable d’ajustement, de l’équivalent Commerce des options d’achat sur actions que constituent les bons de réduction ou bons d’achats que tout le monde connaît !

Et si, comme dans la solution de Black-Scholes, un tel couplage faisait disparaître et s’annuler tout le bazar ambiant !

Et si, sous hypothèse que les biens et services – et les bons attachés à ceux-ci – soient soumis à des variations de prix pourquoi pas supposées suivre un mouvement brownien géométrique, le système s’autorégulait de lui-même (au moins dans ses grandes lignes) !

Ainsi pourrait-on peut-être extrapoler que dans un idéal théorique où s’échangeraient sans frottements (surcoûts indus et injustifiables proscrits …), sur une Halle d’échange et de NEGOCIATION opérationnelle, des bons ou options d’achat pouvant être schématiquement catégorisés :
- en bons absolus (c'est-à-dire exprimé en valeur faciale fixe) / échéances courtes,
- ou en bons relatifs (c’est à dire exprimé en pourcentage de réduction relativement à un bien ou service sous-jacent) / échéances longues,

Alors on détiendrait peut-être là un instrument de réplication efficace, et de nature à engendrer la souplesse nécessaire à l’émergence d’un équilibre.

Un instrument par définition neutre au regard du système et en particulier des différents moyens de paiement employés en son sein.

IX – Des implications pratiques :

Je suis commerçant, un « opérateur carte » ayant pour cible de clientèle les 5% des gens les plus riches de la planète profite de sa position dominante pour m’imposer 6% de commission commerçant … Je suis bien entendu furieux, mais moi, en tant qu’épicerie de luxe ou distributeur de gadgets multimédias (au léger arrière-goût de pomme), je suis très intéressé par cette clientèle (effet chiffre d’affaires global one shot et/ou fidélisation).
Je vais évidemment prévoir qu’un jour un de ces clients viendra dans le magasin et qu’alors, je ne voudrai surtout pas le rebuter ex ante celui-ci étant une proie bien trop tentante.
Je vais donc anticiper cette perte (ce non gain pardonnez moi !)… et me résoudre à accepter de vendre à ce gentil client, même à marge nulle … à cause de cette maudite carte !
Je ne sais pas comment je vais récupérer ma perte (… mon manque de marge … excusez moi encore) sur ce client donc je vais m’affilier à la Halle aux bons.
Ainsi, une fois la transaction carte avec le richissime client matérialisée, je vais immédiatement aller sur le marché idéal des bons dont nous parlions plus haut, marché idéal donc bien entendu liquide et parfaitement fourni.
Forcément, je vais y trouver une option d’achat discountée peu ou prou équivalente à ce que je lui ai vendu à marge nulle et la Halle sera tellement bien faite que cette option me sera peut-être même automatiquement attribuée … dès la transaction matérialisée, le gentil émetteur de carte étant contraint de le faire en tant que mécanisme de régulation compensateur de la commission commerçant outrancière qu’il pratique et qui est répertoriée comme telle par les autorités de régulation de la Halle (reste à trouver la contrepartie à la contrainte !).

Et donc – et encore une fois en théorie - je pourrai récupérer ma valeur ajoutée sur le bien dont je fus littéralement spolié et ainsi potentiellement recouvrer ma marge abandonnée …
En tout cas, cet exemple, peut-être idiot, a au moins un mérite : illustrer que c’est certainement à ça que doivent servir des autorités de tutelle bien pensées : fixer des règles et des process de changement, et certainement pas des quotas ni des chiffres inscrits dans le marbre.

Inversement, j’ai un client fidèle mais malheureusement tous les jours un peu moins riche car chômeur depuis maintenant trop longtemps.
Celui-ci paye par carte de crédit parce qu’il n’a pas d’espèces et ne sera ainsi débité que fin de mois, une fois ses maigres allocations versées. Je ne peux pas lui faire un discount facial car ma structure de fonctionnement (voire la législation, voire mon actionnaire qui veut toujours plus de profit …) m’en empêche.
Je crée un bon d’achat (comme un banquier crée de la monnaie scripturale sauf que moi j’ai la contrepartie …). Dans ce cas, soit je le lui attribue de gré à gré et il pourra l’échanger ou le vendre sur la Halle contre quelque-chose de plus pratique ou de plus nécessaire pour lui ou même faire du cash-back en monnaie virtuelle ou réelle.
Ca existe déjà un peu bien sûr mais au niveau atomique et éclaté, certainement pas au sein d’une véritable bourse organisée des bons de réduction : la Halle aux bons.
En plus, au sein d’un telle Halle, et véritable balance en partie double du cas de punition pour cherté évoqué dans notre premier exemple, des bons d’achat pourraient aussi avantageusement être créés et générés ex-nihilo par le système au débit des mauvais élèves lorsque la transaction (de par le caractère très économique de la filière qu’elle a empruntée) aura été calibrée par le système comme issue de filières de paiement à créditer.

Ainsi il y a sans cesse au sein de la Halle aux bons, création, utilisation, échange, vente et attribution d’instruments de réplications de type bons d’achats ou bons de réductions voire même selon l’évolution de la Halle de vrais instruments de cash virtuels.

X – Epilogue :

Mais à supposer que la présente contribution puisse nous rapprocher d’une certaine vérité concrète, il faudrait tout d’abord, et pour qu’elle puisse même commencer d’être testée que les commerçants s’accordent pour créer, fédérer et administrer leur propre Halle de bons d’achat intersectorielle et accessoirement concourent à l’élaboration de ses propres règles, par définition … non partisanes … et non corporatistes …

Sur la planète Kepler-22, sœur de la Terre, et récemment découverte à 600 années-lumière de chez nous, peut-être un jour …

Didier NOUZIES
Bletchley Finance

 

 

Identifiez-vous

Identifiant
Mot de passe


Mot de passe oublié ?
Identifiant oublié ?

Le trafic des TGV perturbé après un suicide et l'arrachage d'une caténaire

Un TGV duplexLe trafic SNCF, essentiellement des TGV, était fortement perturbé lundi soir, dans les deux sens, entre Paris et le sud (Marseille, Lyon, Nice, Toulon) à cause d'un suicide, et entre Paris et Bordeaux à cause de l'arrachage d'une caténaire, a-t-on appris auprès de la SNCF.




Corse: nouvel attentat à l'explosif contre une résidence secondaire

Des policiers en CorseUn nouvel attentat à l'explosif a visé lundi une résidence a priori secondaire à Lecci (Corse-du-Sud), sans faire de victime, a-t-on appris de source proche de l'enquête.




Colombie: une "preuve de vie" du journaliste français avant sa libération

Capture des images de Roméo Langlois diffusées par Telesur le 28 mai 2012La guérilla des Farc a transmis lundi en tant que "preuve de vie" des images du journaliste français Roméo Langlois, enlevé il y a un mois dans le sud de la Colombie, deux jours avant sa libération prévue en pleine jungle.




Colombie: Les Farc diffusent une vidéo de Roméo Langlois, avant sa possible libération

Colombie: Les Farc diffusent une vidéo de Roméo Langlois, avant sa possible libérationOTAGE - Une vidéo du journaliste français, visiblement en bonne santé, a été transmise par la guérilla lundi...




Carcassonne: jets de cailloux sur des fidèles, l'évêché minimise, pas le FN

Vue de la cité de Carcassonne depuis la ville basse, le 28 janvier 2007Plusieurs adolescents ont jeté des cailloux sur des fidèles dans une église d'un quartier sensible de Carcassonne samedi soir, sans faire de blessé ni de dégât, un événement qualifié de "stupide, agaçant, mais peu grave" à l'évêché, mais vivement dénoncé par le FN lundi.




NYSE Technologies and the Warsaw Stock Exchange announce market data partnership
NYSE Technologies and the Warsaw Stock Exchange announce market data partnership

Listing measure Antonov PLC
Listing measure Antonov PLC

NYSE Technologies Introduces the Capital Markets Community Platform to Europe
NYSE Technologies Introduces the Capital Markets Community Platform to Europe

Les Farc donnent une preuve de vie du journaliste Roméo Langlois

UNE PREUVE DE VIE DU JOURNALISTE ROMÉO LANGLOISBOGOTA (Reuters) - Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont fourni lundi une preuve de vie du journaliste français Roméo Langlois, correspondant à Bogota de la chaîne France 24, que les rebelles ont promis de libérer ce mercredi. Sur une vidéo diffusée par la chaîne panaméricaine Telesur, on voit ce reporter de 35 ans enlevé le 28 avril dans le sud de la Colombie discuter avec des combattants de la guérilla. "Allez-y, posez-moi plus de questions si vous voulez (... ...




Panasonic supprimerait la moitié des postes à son siège de Tokyo

PANASONIC COMPTERAIT SUPPRIMER LA MOITIÉ DES POSTES À SON SIÈGE DE TOKYO(Reuters) - Le groupe japonais d'électronique Panasonic va diminuer de près moitié le nombre des salariés qu'il emploie à son siège, via des mises en retraite anticipées et des transferts vers des filiales, rapporte lundi le quotidien financier Nikkei. Le groupe, qui a accusé une perte record de 772 milliards de yens (7,75 milliards d'euros) au cours de son dernier exercice fiscal, va ramener les effectifs de son siège à 4.000 contre 7.000 actuellement. Panasonic cherche à revenir dans le vert cette année, visant un bénéfice net de 50 milliards de yens. ...




Opération séduction du Premier ministre indien en Birmanie

Le Premier ministre indien Manmohan Singh (G) et le président birman Thein Sein à Naypyidaw le 28 mai 2012Le Premier ministre indien Manmohan Singh a signé lundi une série d'accords avec le président birman Thein Sein, lors d'une visite historique en Birmanie où New Delhi souhaite concurrencer l'immense influence de Pékin.




ARKEMA : Vente du turbo call Arkema
(Zonebourse.com) Nous soldons la position sur le turbo call Arkema 9051K à 0.79 EUR. Ce produit dérivé a été conseillé à 0.7 EUR vendredi dernier, le gain s'élève à 12.9%....
http://www.zonebourse.com/ARKEMA-10612723/analyses-bourse/Vente-du-turbo-call-Arkema-30649/

PUBLICIS GROUPE SA : Prises de bénéfices sur le turbo call PUBLICIS
(Zonebourse.com) Nous soldons la position sur le turbo call illimité Commerzbank J738Z. Ce produit dérivé, qui cote actuellement 0.52 EUR, a été conseillé le 23 mai dernier à 0.44 EUR. Nous...
http://www.zonebourse.com/PUBLICIS-GROUPE-SA-9595920/analyses-bourse/Prises-de-benefices-sur-le-turbo-call-PUBLICIS-30644/

ALCATEL-LUCENT : Belle série haussière
(Zonebourse.com) Alcatel enregistre ce lundi 28 mai sa septième séance de hausse consécutive. L’annonce du lancement de routeurs de « cœur de réseau » va lui permettre d’intégrer de nouveaux...
http://www.zonebourse.com/ALCATEL-LUCENT-4606/analyses-bourse/Belle-serie-haussiere-30647/

Les Farc donnent une preuve de vie du journaliste Roméo Langlois

UNE PREUVE DE VIE DU JOURNALISTE ROMÉO LANGLOISBOGOTA (Reuters) - Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont fourni lundi une preuve de vie du journaliste français Roméo Langlois, correspondant à Bogota de la chaîne France 24, que les rebelles ont promis de libérer ce mercredi. Sur une vidéo diffusée par la chaîne panaméricaine Telesur, on voit ce reporter de 35 ans enlevé le 28 avril dans le sud de la Colombie discuter avec des combattants de la guérilla. "Allez-y, posez-moi plus de questions si vous voulez (... ...




Panasonic supprimerait la moitié des postes à son siège de Tokyo

PANASONIC COMPTERAIT SUPPRIMER LA MOITIÉ DES POSTES À SON SIÈGE DE TOKYO(Reuters) - Le groupe japonais d'électronique Panasonic va diminuer de près moitié le nombre des salariés qu'il emploie à son siège, via des mises en retraite anticipées et des transferts vers des filiales, rapporte lundi le quotidien financier Nikkei. Le groupe, qui a accusé une perte record de 772 milliards de yens (7,75 milliards d'euros) au cours de son dernier exercice fiscal, va ramener les effectifs de son siège à 4.000 contre 7.000 actuellement. Panasonic cherche à revenir dans le vert cette année, visant un bénéfice net de 50 milliards de yens. ...




Opération séduction du Premier ministre indien en Birmanie

Le Premier ministre indien Manmohan Singh (G) et le président birman Thein Sein à Naypyidaw le 28 mai 2012Le Premier ministre indien Manmohan Singh a signé lundi une série d'accords avec le président birman Thein Sein, lors d'une visite historique en Birmanie où New Delhi souhaite concurrencer l'immense influence de Pékin.



Publicité

Copyright © 2012 Bletchley Finance. Tous droits réservés.
Zecom Tourisme, camping et location à Paris Indice FR sur French-Spider Annuaire financier Annuaire SB Annuaire finance Annuaire généraliste dur.fr Guide Conseils et analyses bourse Annuaire Portail de la finance W3 Directory - the World Wide Web Directory Analyses boursières Tourisme, camping et location à Paris Communication financière Communication Finance actualité bourse services aux entreprises PME entreprise cotée et non cotée IPO introduction en bourse accompagnement management opération de haut de bilan roadshow agence de communication agence de communication finacière agence de conseil communication corporate relations presse introduction boursière relation presse investisseurs conseil en communication financière